Le blocage d’une université est pour moi un acte déplorable est pourquoi cela ?
Tout simplement parce que c’est trop facile … je ne parle pas de tenir le blocage et les piquets de grèves , je me doute bien que c’est quelque chose d’éprouvant non non, je veut dire vis-à-vis
de la société. C’est comme si quelqu’un décide de squatter une pièce de sa maison parce qu’il n’est pas d’accord avec les HLM . Je trouve ça étrange.
Bien sûr le fait de squatter une fac à un coté médiatique intéressant, on se fait entendre surtout si il y a un peu de dégradations. Un de mes profs disait que malheureusement pour se faire entendre en France le seul moyen c’est la violence : les paysans, les ouvriers, tous se sont fait entendre par des confrontations. C’est vrai.
Les arguments en faveur et qui sont parfois convainquant mais ils sont rarement appliqués, sont les suivants. On dit que la fac se bloque car cela permet à tous les étudiants d’assister aux A.G.s sans peur de rater des cours, de perdre sa bourse, de se mettre à fond dans les manifestations.
Pour perdre sa bourse effectivement il faut ne pas être assidus aux T.D.s et ne pas se présenter aux examens. Finalement très peu d’enseignant font l’appel en T.D.s, pour ma part, il n’y a qu’un et de plus il y a aussi très peu de T.D. ce qui fait que 8 h de cours « obligatoire » pour quelqu’un qui veut être assidus aux manifs c’est pas la mort. Donc j’écarte de manière assez cavalière la bourse.
Pour ce qui est des cours, si on ne veut pas les rater parce qu’on est en A.G., il faut faire un choix, mais on peut toujours les récupérer, et alors certes cela demande du temps personnel, mais on peut l’avoir ce temps non ? Surtout ceux qui en prennent pour bloquer une université.
Un autre argument qui tient la route c’est qu’une fac bloqué peut devenir le quartier général de la lutte. OUI ! Mais en rapport gens que ca emmerde, gens que ca satisfait je penche plus pour le premier coté, et des lieux de concertation sont trouvables autrement , prenons le cas des locaux communs dans les universités, que l’on peut prendre si on les demande (ah oui j’oublaiis c’est pas à la mode de demander vu qu’on est pas content) … Surtout qu’aujourd’hui, parmi les gens bloquant la fac, je n’ai pas vu beaucoup de personnes travaillant avec acharnement pour le mouvement, qui allait informer etc.. par contre j’en ai vu qui jouait au UNO … ou qui buvait du thé à 12h et encore à 16h … Un QG où pendant que ça bloque on ne fait rien … mmm mauvaise chose
Les arguments contre le blocage, selon moi, les voici.
Encore une fois on scie la branche sur laquelle on est assise : on se bat pour notre université en la bloquant et si on en juge par le passé, en la dégradant …
On empêche simplement des gens venant s’instruire autrement que par les livres de le faire. On fait faire une grève (par le biais d’un blocage) même à des gens qui n’en ont pas envie, en même pire, on oblige des gens qui sont favorables à cette loi à faire la grève, par le biais de ce blocage …
ALLONS BLOQUER QUELQUE CHOSE QUI VA NOUS PERMETTRE DE NOUS FAIRE ENTENDRE !
Pas une fac, surtout une fac qui est fragile comme une fac de sciences humaines. Pardonnez-moi mais ce n’est surement pas parce que les gens sont plus humains dans ces facs (par rapport aux santés, aux droits et aux sciences) que ce sont ces bâtiments qui sont pris d’assaut. C’est ainsi car ce sont les seuls qui sont laissé à l’abandon et qui PEUVENT être pris. Essayer de prendre un labo de biologie avec ses matières dangereuses, ou bien une fac de chimie ou encore une fac d’informatique avec ces centres de ressources et peut-être ses systèmes informatiques centraux … Et c’est facile de s’attaquer aux livres …
Pourquoi ne pas bloquer une autoroute hein ? ou bien un aéroport ? ou encore une rocade ? Je pense que ca réagirai assez vite …
M’enfin bon voilà pour ce soir !
A demain
ZaK
P.S. : Ah oui et pour ceux qui me diront oui mais ça a marché en 2005 au C.P.E., ne changeons pas une méthode qui marche. On nous écoute parce qu’il y a de la confrontation, mais est ce que cette confrontation doit être placée au milieu de notre monde à nous, plutôt que chez l’opposant …
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